Pendant que certains se battent pour développer et moderniser le football, d’autres semblent déterminés à freiner toute avancée. C’est malheureusement le spectacle que nous offre aujourd’hui le football guinéen.
Après le départ de Bouba Sampil pour des raisons bien connues, l’arrivée de Sory Doumbouya à la tête de la Fédération Guinéenne de Football avait pourtant suscité beaucoup d’espoir. Et il faut reconnaître qu’en peu de temps, plusieurs réformes importantes ont été engagées.
La formation des arbitres a été relancée. Celle des entraîneurs a également été renforcée avec l’introduction des licences conformes aux exigences de la Confédération Africaine de Football. Les subventions destinées aux clubs du championnat guinéen ne retardent plus. Le championnat féminin a été organisé avec plus de régularité. Bref, plusieurs initiatives ont été prises pour remettre de l’ordre et redonner une dynamique à notre football.
Même au niveau de l’équipe nationale, la gestion du sélectionneur s’est voulue plus transparente. Des efforts ont été faits pour instaurer une nouvelle manière de travailler.
Mais pendant que ces avancées se réalisent, un silence étrange entoure ces progrès. Peu de voix les saluent. Peu de débats publics mettent en lumière ces réformes.
En revanche, dès qu’une polémique surgit comme ce fameux problème d’audio qui fait actuellement le tour des réseaux tout le monde se précipite pour commenter, critiquer et amplifier la crise. Comme si rien de positif n’avait été entrepris.
Cette attitude interroge.
Certaines personnes semblent vouloir profiter de la moindre controverse pour convaincre les Guinéens que rien n’a changé. Que les réformes ne valent rien. Que les efforts engagés sont inutiles.
La question mérite donc d’être posée : Où va réellement le football guinéen ?
Car si les réformes existent mais qu’elles sont systématiquement ignorées ou sabotées dans le débat public, alors le problème dépasse largement le terrain. Il touche à notre capacité collective à soutenir ce qui peut faire avancer notre sport.
Le football guinéen a besoin de critiques, oui. Mais surtout de lucidité, d’équilibre et de responsabilité.
Mory Sidibé
























