À l’approche du congrès électif de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT), Abdoul Hamid Bangoura livre un éditorial dans lequel il appelle les différents acteurs du football guinéen à privilégier le débat d’idées et l’analyse objective des candidatures.

Réagissant notamment à l’annonce du retour d’Antonio Souaré dans la course à la présidence de la FEGUIFOOT, Abdoul Hamid Bangoura souligne l’importance de cette candidature dans l’actualité sportive nationale. Il relève toutefois que les opinions restent partagées entre ceux qui souhaitent le retour de l’ancien président et ceux qui aspirent à voir émerger de nouvelles figures.

Pour l’auteur de l’éditorial, cette diversité de positions est inhérente à la démocratie sportive. Mais elle doit nécessairement s’accompagner d’un débat argumenté et respectueux.

Les bilans et les projets au cœur du choix

Abdoul Hamid Bangoura estime que les candidats à la présidence de la FEGUIFOOT ne devraient pas être évalués sur la base des attaques personnelles ou des considérations extra-sportives, mais plutôt sur leurs compétences, leurs parcours, leurs réalisations, leurs réseaux internationaux et la pertinence de leurs projets.

Il appelle ainsi les électeurs et l’ensemble des acteurs du football guinéen à examiner avec attention les différents profils et à comparer leurs résultats.

Selon lui, le football guinéen fait face à plusieurs défis majeurs, notamment la stagnation des clubs et des championnats, la nécessité de renforcer la formation, la professionnalisation des structures et la mobilisation de ressources pour accompagner le développement du football national.

« Les divisions nous ont conduits à des choix regrettables »

Dans son éditorial, Abdoul Hamid Bangoura revient également sur les précédents processus électoraux et estime que les divisions, les querelles internes et les règlements de comptes ont contribué à fragiliser davantage le football guinéen.

Il invite donc les acteurs à tirer les leçons de cette histoire récente afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Pour illustrer son propos, il estime que lorsqu’un candidat est présenté comme meilleur qu’un autre, cette affirmation doit pouvoir être démontrée à travers des arguments solides, des réalisations concrètes et un projet clairement défini.

Refus des attaques personnelles

Il dénonce par ailleurs les dérives du débat public, notamment les insultes, la calomnie et le dénigrement. Pour lui, ces pratiques ne permettent pas de faire avancer le football guinéen et traduisent plutôt l’absence d’arguments solides.

Abdoul Hamid Bangoura plaide ainsi pour une confrontation des idées et des programmes, estimant que les bilans des anciens dirigeants doivent être examinés au même titre que les propositions des nouveaux candidats.

« Personne ne va nous faire croire que ceux qui ont dirigé le football guinéen sont pareils », soutient-il, appelant à passer les différents parcours et résultats « au peigne fin ».

Dans un contexte où la course à la présidence de la FEGUIFOOT s’annonce disputée, Abdoul Hamid Bangoura conclut son éditorial par un appel à élever le niveau des échanges et à placer l’intérêt du football guinéen au-dessus des querelles personnelles.

« Allons au débat, la paresse intellectuelle ne passera plus jamais », lance-t-il.jamais », lance-t-il.