La CAF devrait engager une réflexion sur ce sujet afin d’améliorer la gouvernance et l’efficacité de ses fédérations membres.

Aujourd’hui, dans la plupart des fédérations, le Secrétaire général est nommé par le président. Cette méthode montre souvent ses limites. Dans de nombreux cas, le Secrétaire général finit par travailler principalement pour satisfaire les attentes du président qui l’a nommé, même lorsque celles-ci ne correspondent pas à la volonté du Comité exécutif.

Pourtant, son rôle devrait être tout autre. Le Secrétaire général est le premier responsable administratif de la fédération. Il doit servir l’institution avant les individus, veiller à l’application des statuts et des règlements, assurer le bon fonctionnement de l’administration et jouer le rôle de trait d’union entre le Comité exécutif et les services administratifs.

Malheureusement, les difficultés apparaissent souvent lorsque les intérêts du président et du Secrétaire général divergent. Le président estime parfois que le Secrétaire général lui est redevable puisqu’il l’a nommé. De son côté, le Secrétaire général, fort des informations sensibles auxquelles il a accès, peut se retrouver dans une position de rapport de force. Cette relation de dépendance personnelle nuit au bon fonctionnement de la fédération.

MA PROPOSITION DE RÉFORME À LA CAF

Après de nombreuses réflexions et des échanges avec plusieurs collègues et aînés du football africain, je propose le mécanisme suivant :

– La fédération lance un appel à candidatures, réservé aux ressortissants du pays concerné.

– Après étude des dossiers (diplômes, compétences, expérience, moralité, intégrité…), elle retient les cinq meilleurs profils.

– Ces cinq candidatures sont ensuite transmises à la CAF.

– La CAF procède à une évaluation complémentaire, incluant des vérifications d’intégrité et de moralité, puis désigne le Secrétaire général.

– Le Secrétaire général est rémunéré directement par la CAF, son salaire pouvant être prélevé sur la subvention annuelle accordée à la fédération.

– Dans l’exercice de ses fonctions, il applique les statuts de la fédération et les règlements de la CAF, en toute indépendance et dans l’intérêt exclusif de l’institution.

– En revanche, le Secrétaire général adjoint pourrait être nommé par le Comité exécutif, et non par le seul président, afin de renforcer l’équilibre institutionnel.

Cette réforme permettrait de renforcer l’indépendance de l’administration, de promouvoir la compétence et l’intégrité, de réduire les conflits d’intérêts et de lutter contre la complaisance et les pressions politiques.

Bien entendu, cette proposition est ouverte au débat et peut être enrichie.

Si tout va bien, je compte transmettre officiellement cette proposition à la CAF dès le mois de septembre.

Vos observations, suggestions et critiques constructives seront les bienvenues. Notre objectif est commun : améliorer la gouvernance de nos fédérations et contribuer au développement d’un football africain plus crédible, plus performant et mieux administré.

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